Au fil des mots

17 septembre 2006

Mes toutes belles

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Au coeur du petit bois des fées, quelque part au Mont Aigoual (Photo FG)

La vie en pour de vrai s'est rappelée à mon bon souvenir...

La vie avec tous ses reliefs, ses douceurs et ses aspérités. Celles qu'il faut polir un peu, se donner du mal pour gravir si l'on veut atteindre de nouveaux palliers pourtant si liants...
Non, un beau chevalier blanc ne m'a pas emportée sur son cheval, un petit homme vert non plus Zébu. Dommage... je vous aurais raconté de jolies histoires d'autres planètes. Qui sait comment parle la voix du vent là-bas?...

J'en ai encore pour quelques jours, peut-être une à deux semaines à fournir de vrais efforts puis je reviens vous voir. Avec de jolies histoires de fées rencontrées dans des lieux magiques, des petites phrases qui m'ont découvert des endroits à explorer pour vivre mieux, bref... Flo la nomade emplit sa besace, le partage de la récolte est pour bientôt.
Dès que j'ai un peu remonté la pente matériellement parlant, puisque c'est de ça qu'il s'agit et que je n'ai guère le choix, je reviens vous voir et vous conte ces merveilles et ces monts sur lesquels je continue à m'envoler dès que je le peux.
Mes toutes belles, la leçon que j'apprends en ce moment est rude mais elle est incontournable et c'est tant mieux.

Allez, avant de remonter dans ma roulotte pour continuer à avancer sur cette route escarpée, je vous livre cette petite expression dont je vous reparlerai très vite ( et vous me connaissez... vous en aurez pour un petit moment de lecture!) Je suis en train d'apprendre à "gagner ma vie". Vous entendez cette petite merveille?

"Gagner sa vie".

Ca résonne?

Quand ces trois mots là m'ont tendu leur miroir, je n'en suis pas revenue. Dire qu'elle était rentrée des milliers de fois dans mon oreille et que je ne l'avais pas entendue... Mais j'y reviendrai, soyez-en certaines!
Merci à vous l'Alch, Zébulinette, Littlesun, Zébu, Maya, Lubna, merci à vous tous et toutes qui m'avez laissé des petits mots cordelières durant les trois mois et demi qui viennent de s'écouler.
En attendant de pouvoir vous retrouver, je vous envoie de très tendres pensées et vous emmène, en deux ou trois photos bottes de sept lieues, en ce doux et lumineux pays des fées où j'ai enfin trouvé le chemin qui enracine à la terre.

Regardez bien... Au coeur de certains hêtres, quand la lumière est dense, les belles dames, parfois, viennent danser. Parfois, sur "papier", on entrevoit leur spectre. Dans cet endroit magique en tout cas, je vous le promets, on les sent tant qu'on en revient ébloui.

A tout bientôt, je vous laisse en excellente compagnie...

Si je peux me permettre un petit conseil, tentez d'imaginer les odeurs, les bruits, les textures d'écorce ou de mousse... Respirez... Vous sentez?

Je vous embrasse fort,

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(Créativ'image Libidule)

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Il était une fois...

Une très jolie forêt où pins, sapins et hêtres se sont unis pour qu'en son sein fées et lutins puissent parler au coeur des humains.

Pour les trouver, il faut tout oublier, suivre la lumière d'abord, puis juste ce qui parle en dedans.

Entrez... C'est ici...

Humez,

Oubliez tout, ne conservez que l'essentiel, cette petite étincelle du pays de l'enfance qui ne demande qu'à éblouir le coeur.

"Chaque fois qu'un enfant dit: "Je ne crois plus aux fées", il y a, quelque part, une petite fée qui meurt" a dit... le papa de Peter Pan. Les fées m'ont murmuré à l'oreille qu'il suffit qu'un enfant devenu grand croit à nouveau aux fées pour que les fées endormies de désespoir soient belleauboisdormisées.

Regardez... C'est si facile... Il suffit de se laisser porter, sincèrement porter et le souffle, ce souffle magique des fées, leur revient.

Prêts?...

Entrez!

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Au seuil des hêtres aux troncs argentés...

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D'un peu plus loin...

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Sur fond sonore de cliquetis d'eau

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Ou au coeur même de ces rondes d'arbres réunis en cercle

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Regarder, voir, entendre le mystère de ces troncs qui disent de leur corps tout ce que l'on veut bien écouter...

Merveilles de vie,

Secrets si près,

Alchimie...

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A deux pas, les lutins "clin d'oeillent" à qui mieux mieux, offrant parfois sous la résine de leurs pins amis de petits chapeaux malicieux qui n'attendent que vous pour franchir les portes des palais...

Maintenant, vous connaissez un peu mieux mes temps de récréation

Le reste est beaucoup moins drôle mais la récompense est si belle...

Adessias les amis

A tout bientôt pour vous conter les fées et tellement d'autres choses encore

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(Créativ'image Libidule)

PS: Toutes les photos sont "sorties" telles qu'elles de mon petit numérique avec l'aide de je ne sais qui...

Posté par Lagriotte à 18:22 - - Commentaires [9] - Permalien [#]

13 juin 2006

Id-entité

Avez-vous remarqué combien, parfois, un mot fait écho ?

Un petit mot familier, entendu des milliers de fois tout entier, se met à dire autre chose, à suggérer de drôles d’idées. On le croyait vêtu d’une seule et unique pièce et voilà qu’on en découvre une autre, qu’on entre dans son intimité.

Ce matin, l'un d'eux m'a ouvert sa fenêtre.

.........

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(Cueillie chez toi Domi, comme toutes les autres, sauf la dernière...)

.....

Identité

......

Je connaissais sa course, la lumière et l’ombre de sa cour : « Ce que nous sommes, ce qui nous caractérise, ce qui n’appartient qu’à nous. Notre nom, nos prénoms, notre code génétique, tout ce qui fait de nous un être indivis. Un et indivisible."

En se décomposant, il m'a fait entendre un jardin particulier aux roses odorantes.

.....

Id-entité

la même entité, la même âme, toujours identique, qui retrouve son fil à un des endroits où il s’est coupé. Qui reprend chair comme on prend la vague pour rejoindre un nouveau rivage. Mais qui reste une, impermanente, signant de sa forge le faire de notre identité dans une ligne de temps en pointillé.

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(Re, et re, et... Poussière d'étoiles...)

Je sais, je sais… Que de choses n’entend-on pas à ce sujet ? Que de fables ? De magnifiques chaînes ne servant qu’à enferrer ?

Voulez-vous que je vous dise ? Je n’ai pas trouvé la vérité, j’ai juste découvert la clef qui ouvre la porte de la mienne. Celle qui vient du dedans, qu’on découvre tout au fond et dont on sait immédiatement la certitude. La porte qu’elle ouvrira ne se refermera jamais. Sais’âme.

Comme mon cher Saint Thomas, il m'a fallu toucher cette réalité du doigt pour trouver, non pas la foi mais le chemin de Soi, celui de la réconciliation.

..................

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(Poussière d'étoile et de lumière cueillie chez toi Domi...)

.....

Non, l’âme ne meurt pas. Elle suit sa course, la sienne, à nulle autre pareille. Il n’y a ni patron standard ni modèle. L’âme, toujours, est ôte couture. Un à un, elle tisse, détisse, retisse les mêmes fils jusqu’à ce qu’un jour la toile ne fasse qu’un et retrouve sa place : poussière d’étoiles au cœur de la voie lactée de l’humanité.

.....

Et, petite mère Flo, où tu vas comme ça ?

Aucune inquiétude mes chéris, la petite mère Flo ne s’est pas perdue dans des lectures à tire hoir ou dans l’ombre du moindre goure où. C’est tout en dedans que j’ai retrouvé la flamme qui ne s’éteint jamais.

Pour tout vous dire, le chemin n’a pas été agréable. Je voulais curer le fond du puits, ce qu’on y trouve n’a rien de gai et tout de terrifiant. Sous le poids, la nuque plie. Il fallait ça à la mienne pour assouplir le vieil orgueil qui me servait de canne. Je sais aujourd’hui qu’on peut guérir de tout puisqu’en chacun de nous existe une source que rien n’altère jamais. Je sais aussi que ce n’est pas dans l’éther mais au plus profond de la matière, au cœur de la Kundalini que chacun peut trouver son chemin de lumière. C’est dans le ventre de ma terre, là où tout est si dense et si sombre que se cachait la clef.

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(Folon sur étoiles... Encore cueilli chez toi Domi...)

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J’ai hésité vous savez à vous dire tout cela, un joli conte aurait aussi bien fait l’affaire mais… les contes viendront en leur temps. Avec vous, ç’aurait été dommage de me taire je crois.

Nous ne sommes prisonniers de rien amis, sauf de nous-mêmes, sauf des limites que l’on se met. Ce qu’on nomme karma est simplement une suite de barreaux. Pas ceux d’une prison, non, ceux d’une très belle échelle qu’une fois l’on monte et que l’autre on descend avant de remonter encore, aidés parfois d’un inespéré parachute ascensionnel…

Rien ne se créé, rien ne se perd, tout est constante transformation. Tout est en nous m'a dit la clef. Nous sommes le sable et la truelle. En nous est la forge, le soufflet et la pierre philosophale.

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petit_prince_remontant_vers_les__toiles._claomede.com

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(Créativ'image claomede.com)

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Nous sommes beaux amis, En nous est la lumière, reflet de toutes les autres lumières. Comment la trouverions nous si nous ne connaissions pas d’abord l’ombre ?

Il a raison le proverbe berbère Domi, « Si tu veux tracer ton sillon droit, accroche ta charrue à une étoile ». Ma roulotte de toile s’en est remise aujourd’hui à celle qui brille en chacun de nous pour partager avec vous, le temps d’un bref mais si éternel voyage, une infinie tendresse nomade.

Je vous embrasse fort,

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(Créativ'image Libidule)

...)

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25 mai 2006

La tribu du sujet...

Bonjour mes petits oiseaux ! Vous allez bien?

Juste avant de partir pour un week-end remue-méninges,

je voulais juste vous dire...

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(Zèbre's'kiss: Photo cueillie chez http://zebron.free.fr)

Dans ma tribu, allez savoir pourquoi, y’a toujours de drôles de zèbres.

Celui-ci est tout en haut, celui-là tout en bas, moi ça me va.

Ne cherchez pas la perfection, mes petits soleils n’ont pas ça en rayon.

Moi non plus, ça tombe bien. Si c’est ce que vous cherchez, ne vous déplacez pas pour rien.

A priori, ces zèbres là ne se ressemblent pas. Le seul lien entre eux,

ce serait moi ?

Fichtre non ! Le trait d’union, c’est le cœur qui bat, la vie qui va, des fois bien, des fois pas.

C’est pas du pareil au même, ça finit pas toujours par « Je t’aime »,

mais quand ça va pas ben, on est là.

Quand ça va bien aussi. Même si on n’en est pas, le bonheur des autres,

c’est toujours de la joie.

Y’en a qui mangent avec les doigts, d’autres en levant le dernier au cas,

Y’en a qui parlent à tour de bras, d’autres qui se taisent avec fracas.

Y’a plus de cigales que de fourmis, mais y’en a aussi.

Y’a des juges et des malfrats, il paraît qu’on les appelle comme ça

Moi je ne les appelle pas, sauf pour leur demander : « Ca va ? ».

Au bois d’mon cœur si mal famé, ne cherchez pas de fleurs fanées.

Gamins coquins ou vieux taquins, Lolitas ou Paquitas,

Quand on rit on pleure et l’inverse est vrai pardi

Je vous l’ai dit, mes zèbres connaissent la vie.

Même les tranquilles petits pères, au coin d’leurs yeux y’a une lumière.

C’est à ça que je les reconnais. Ils peuvent avoir la gueule cassée,

ils ne sont jamais laids.

Des fois, c’est pas la gueule. Les rescapés, mes drôles d’oiseaux, ça les connaît.

En ce logis d’amis, si on te demande qui tu es, entends : « C’est quoi déjà ton prénom ? »

Juste pour se souvenir, c’est leur façon.

Le reste, ça t’appartient, tu dis ou tu dis pas, tu donnes, tu prends,

c’est toi qui vois.

Mes zèbres et moi, on est comme ça.

Adeptes de ce qui rend la vie belle, rétifs aux conditionnelles.

Si ça te dis d’en être, dis juste : « Bonjour ! Ca sent bon par ici ».

Pour le reste, on avisera

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Que le vent de ce très long pont vous soit doux amis

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Amis... voici les armoiries de la tribu des Zèbres...

On dit merci qui?????

Merci LITTLESUN !

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15 mai 2006

Sous le vent l'encre...

Ces mots là sont nés chez toi Lubna

A l'eau je les rends puisqu'ils viennent aussi de là

A ce jeu nous je me fends à l'instant

D'un "Merci pour ça aussi, merci à toi"...

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(Toile de Théberge... Merci Petit Soleil et merci May'Anne pour la découverte)

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Ames sœurs en désir’anse sous le vent dense émaillent les mots

Lames cambrées sans vague alarme, l’écume exalte, houle plus haut

Désirs trans-pires, monts et mers veillent, nues sans âge du soleil

Eveillent émois quand un autre je bois et qu’à l’orée je m’émerveille.

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(Créat'iv image Libidule)

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13 mai 2006

Juste pour le plaisir...

Un de tes courriers Maya...

Un de tes posts Sylvie-Marie...

m'ont dit des mots du vent....

Petit hommage à vous

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"L'amitié, c'est la limonade des grands"

(Ca pétille sans griser. En puits... c'est "hep à temps"

comme petit lampion May'Anne!)

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(Photo cueillie dans ton semis d'étoiles Domi...)

"Les fleurs, c'est le sourire des champs"

(En champ, enchantant Sylvie-Marie...)

??????

Que le vent vous soit "effleurescent" et pétillant amis,

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Posté par Lagriotte à 12:40 - - Commentaires [11] - Permalien [#]

12 mai 2006

Vous savez quoi...

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Vous savez quoi ? Vous me manquiez !

Mais les mots me manquaient aussi, alors j’ai attendu.

Attendu qu’ils reviennent et ils sont revenus.

La désirante que le désir hante reprend donc gaiement le gué pour vous rejoindre amis

Dans ma hotte, des mots cambrés qui tanguent,

un peu hots parfois pour un mois de mai mais…

elle est pleine à craquer, vous verrez.

Je vous explique ?

Ok…

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Au bal du printemps, vous vous souvenez,

je m’étais invitée

Mais il faisait sombre là où j’étais.

Je cherchais la lumière tout au fond

J’ai fini par la trouver, mais ça a été un peu long.

C’est là qu’un fou nommé désir a pointé le bout de son nez

Je n’ai pas pris la tangente, j’ai écouté les mots qui revenaient.

Me voilà « belleauboisdormisée »

Vous en aurez un avant goût, dans les « posts » d’après.

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Mais avant, il faut que je vous dise…

J’ai aussi fait une très belle rencontre.

Non… ce n’est pas ce que vous croyez

c’est un drôle de truc qui est arrivé à point nommé.

Il y a quelques jours, j’ai reçu un mail.

Le fil des mots avait plu à la petite équipe qui s’est formée autour d’une drôle de miss dans une grosse boîte de prod. Mercury Universal pour ne pas la nommer.

La funambule blogueuse était invitée pour la rencontrer,

j’ai répondu « OK, j’en suis », j’y suis allée.

C’était hier à Paris. J’ai bien fait

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Nom: Tovati Prénom: Elisa

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Ca commence comme j’aime, en invraisemblables sangs mêlés.

Quand on est mi-russe mi-Maroc-Méditerranée, les yeux donnent le ton : mutin.

Version couleur indéfinissable.

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Ca continue, normal, par des goûts de saltimbanque : théâtre avant le lycée.

Premiers castings télés à peine passé l’âge Lolita, elle réussit l’essai.

Premières pubs, premiers plateaux télés.

Mais Elisa Tovati n’est pas boulimique à demi, quand elle se paie des crises, c’est pour tout.

Elle veut aussi apprendre à chanter, elle le veut depuis longtemps, elle se le paie, via de jolis cachets version spots fashion, émission télés et grand écran. Notamment, La vérité si je mens 2.

Le premier, elle l’a refusé pour tourner avec Sophia Loren. Le film n’a pas marché mais elle n’a pas regretté. Elle voulait rencontrer la belle italienne dont elle partage au moins un point commu : le décolleté. C’est fait.

...

Elle sort son premier album un peu après La vérité etc... Elle se plante, et alors ? Alors, elle s’allonge sur le divan d’un psy. Elle veut grandir, elle grandit. Elle veut toujours plus Elisa Tovati, plus surtout qu’une simple plastique sur papier glacé. Elle veut savoir qui elle est, elle paie. Moi, ça me va.

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Véronique Samson la tanne pour qu’elle arrête d’être seulement écrite, elle s’attaque au tabou des tabous pour une dyslexique, elle prend un stylo, un cahier d’écolier et elle noircit du papier. Tout ce qui vient.

Sur l’album, ça donne deux chansons.

Il y en avait d’autres, mais il fallait bien choisir et elle avait choisi de travailler avec des auteurs qu’elle aime, entre autres Vincent Baguian. Il n'a jamais écrit pour une fille? Et alors? Il dit oui. Au final, neuf titres sur treize. Du sur-mesure, cousu mains. Certes, le monsieur est pro mais... on n'écrit pas comme ça pour quelqu'un qu'on n'aime pas. Visiblement, Elisa Tovati a aussi ce don là !

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Psy et album, le tout dure trois ans. Sans producteur au départ. Parce qu’elle veut que ça lui ressemble et qu’elle ne veut plus « être castrée ».

« Ne plus être castrée », c’est son expression et elle y tient. « Je veux », ça commence par « je », c’est toujours ça de pris. Elle prend. Y compris le droit de mêler les genres et les sujets. Ceux dont on ne parle pas : l’argent, la masturbation féminine, la peur de la nuit, la boulimie, son psy.

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Un producteur indépendant, celui de Marc Lavoine, prend tout.

Le ton, la personnalité et treize chansons.

Elle signe.

Ca donne....

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« Je ne mâche pas les mots »

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Moi j’aime. Pas tout mais l’essentiel, musique comprise.

J’aime parce qu’elle est gonflée, pétillante, sincère, débordante d’énergie, forte et têtue comme peu.

Parce qu’elle dit sa fragilité, la sienne et la nôtre.

Parce qu’elle aurait pu se contenter d’être jolie et consensuelle mais qu’elle en veut plus.

Parce qu’elle se déshabille et qu’elle dit : « Ouf ! J’y suis arrivée, j’aime pas tout mais je suis comme ça. Ca te va ? Sinon tant pis. »

Syndrome Bridget Jones ? Peut-être, mais ça sent le vrai.

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Musicalement, c’est pas du toc du tout.

C’est un peu « folky », ça sonne bien, les harmonies sont souples.

On sent surtout une respiration, un mouvement, un désir. Et ce n’est pas si fréquent.

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En même temps que l’album, naît le blog Elisa Tovati (elisa.tovati.com/blog) et avec lui, un appel à textes.

Ben oui, j’en serai ! Je vous l’ai dit, ce que cette femme dégage m’inspire.

Au final, le texte choisi sera mis en musique par Frédéric Lo,

chanté par la miss et diffusé sur le Net.

Promis juré, c’est elle qui tiendra la plume des commentaires de son Blog.

Du flan ? Ca n’a pas l’air. Peut-être naïve la petite mère Flo mais en tout cas, ça ne ressemblerait pas trop à la femme que j’ai croisée. Et visiblement, je ne suis pas la seule à avoir apprécié son tempérament.

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Ah, au fait… Certes le buffet était bon, certes on a eu droit à un petit packaging cadeau, album compris, mais si on avait eu droit aussi au briefing commercial, vous l’auriez su. Et si la miss est libre de ton et d’esprit, les blogueuses, même séduites, le sont aussi !

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J’allais oublier…

Message perso pour Domi et May’Anne.

En écoutant « Enormément », j’ai tellement pensé à vous que vous aurez droit à un post spécial avec les paroles et le son… si j’y arrive !

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A tout bientôt, chez vous ou ici. Je vous l’ai dit, ma hotte s’est remplie…

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(Créativ'image: libidule)

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06 avril 2006

Le conte du renard bleu

Cette semaine, Coïtus Impromptus propose un atelier d'écriture sur le thème: "Le conte du renard bleu, de la rivière emprisonnée, de la clef d'or et de la petite fille aux yeux fermés"

Voici le mien...

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cascade_impressionnante

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Il était une fois, mais c’était il y a très longtemps, un petit renard bleu qui gambadait joyeusement. Personne alentours ne comprenait pourquoi il avait toujours l’œil si pétillant, la jambe si légère et la mine si gaie. De se voir si différent, il aurait dû passer ses journées à pleurer, à hurler, à se battre. Il aurait dû se terrer, ne sortir que les nuits sans lune. Mais non. Dans ce pays de forêts rousses, lui dont l’échine bleue se voyait à cent lieues, lui que tous fuyaient, il gambadait toujours content, souriant à tous vents, parlant aux oiseaux, aux arbres, au soleil, à la pluie et à tout ce qui est vivant.

Emue de le voir ainsi toujours content, une petite goutte d’eau à lui toute pareille, lui dit un jour à l’oreille : « Joli renard, je vais te confier un secret. L’autre nuit, une fée aux mains d’argent m’a guidée en rêve jusqu’à un rocher sous lequel une mienne cousine est enfermée. Elle pleure depuis si longtemps que c’est maintenant toute une rivière qui est emprisonnée. Je faisais le tour du rocher, et le tour et le tour encore lorsque la fée m’a expliqué toute l’histoire. La mienne cousine a été engloutie par ce rocher maudit qui a avalé une petite fille aux yeux fermés. En la voyant si jolie et si triste, ma cousine a tant pleuré qu’au cœur de son cœur une rivière magique s’est mise à couler. Celui qui les délivrera deviendra plus riche que le plus riche des rois car tout ce qu’il plongera dans l’eau des rivières se transformera en or. Joli renard, toi dont le cœur est d’or et le pelage semblable aux mains de la fée, aide-moi ! Je suis sûre que toi tu sauras ! »

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Ayant peur de voir s’évaporer sa petite goutte d’eau, le renard bleu émerveillé la logea au coin de ses yeux. Puis il partit vers le rocher sur lequel il s’allongea. Avant qu’il ait eu le temps de compter jusqu’à trois, il était déjà dans la grotte. Elle était sombre, sombre, sombre, mais la petite goutte qu’il gardait précieusement aux coins des yeux se mit à scintiller tant et tant qu’il vit enfin la petite fille. Elle était tout au fond, immobile et froide comme le rocher. Alors le petit renard se lova tout contre elle, l’entoura de son mieux et la réchauffa de son poil soyeux. En s’éveillant, la petite fille ouvrit les mains. La clef qui en tomba roula jusque dans l’eau. Un éclair d’or transperça le roc. La petite fille ouvrit les yeux et la rivière s’échappa après avoir promis à l’enfant de chanter partout la liberté.

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La petite fille guida son ami le renard jusqu’au royaume de son père à qui le chagrin avait fait les cheveux tout bleus. Après avoir beaucoup embrassé sa petite, le roi dit au renard courageux :

- « Toi dont le pelage est au mien tout pareil, je te laisse mon trône. Je suis vieux. Dorénavant si tu le veux, c’est toi qui règneras. Tu connais le secret de l’eau qui transforme tout en or, tu seras riche. Prends ma fille pour femme, je t’aimerai comme mon fils. »

- « Merci bon roi, lui répondit le renard, ce que tu m’offres est très précieux mais mon cœur est déjà pris. Je ne peux ni ne veux trahir ma reine. »

- « Que puis-je te donner alors pour m’avoir rendu ma fille ? » s’enquit le roi très surpris.

- « Je voudrais que ma petite goutte d’eau et moi ne soyons jamais séparés » lui répondit le petit renard bleu.

Ainsi fut fait. La petite goutte d’eau devint à lui toute pareille. Ils vécurent libres et heureux, gambadèrent autour de la terre et transmirent à leurs enfants le secret de la rivière où, depuis toujours, les renards bleus et les nomades ne trempent que leur âme.

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(Créativ'image Libidule)

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18 mars 2006

En taire est l'hiver

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(En feuilletant l'album des amours de l'Absente...)

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On ne devrait jamais jeter ses vieux cahiers.

20 ans après, j'ai trouvé dans un de ceux-là

Une feuille volante disant un exil sepia

20 ans. et un banc déjà Maya...

Mais Dieu que celui-ci était froid.

Dans ce cahier bleu aux carreaux réguliers

J'ai retrouvé aussi une lettre recluse

A l'enfant absent qui ne viendra plus.

Ouvrons donc la fenêtre voulez-vous?

Faites moi cadeau d'un présent

Soyez les témoins d'un bel enterrement.

L'hiver meurt ces jours-ci, il est temps

Il est grand temps de tourner la page.

Les mots sont comme les oiseaux,

C'est en ouvrant la porte de leur cage

Que leur âme chêne devient roseau.

Le gris alors se change en rose d'eau

Puisque l'aube est là, puisque le jour attend

Puisqu'en ce jour amis, j'ouvre le bal du printemps.

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mains

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A banc donné...

Désespérant de ses espoirs comme elle statufiés, elle attendait, immobile et impatiente, que la vie change de trottoir. Dans la solitude transparente de son banc, elle rêvait qu’une main légère se pose sur son bras, une main inconnue d’un qui la verrait. D’une caresse, il défilerait le cocon de ses peurs, effacerait le tableau noir de ses jours, la délesterait de son armure.

Mais personne, jamais, ne s’approchait si près.

Alors elle attendait que le poids de son corps se fasse moins lourd, que la lumière revienne, que ses yeux se remettent à voir, ses doigts à s’ouvrir.

Elle espérait sûrement plus mais elle n’osait y croire. Un éveilleur d'âme ? Un miracle? Dieu ? Un être humain ?

A 22 heures, dans l’indifférence générale des passants, elle s’endormit. Le lendemain, elle avait disparu. Aujourd’hui encore, personne ne s’en est aperçu.

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(Deux mains cueillies dans tes semis  Domi...)

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Mon enfant, mon tout petit, je sais que tu viendras. Que tu rentreras en moi par la petite porte. Tu te nicheras alors pour de longs mois au centre de ma terre qui peu à peu s'arrondira. Déjà tu seras là. En moi. En nous. Même si petit, tu pousseras les murs de notre vie, de nos angoisses et de nos joies. Déjà, nous serons trois.

Quand tu auras pris assez de force et de courage pour avancer vers la vie, nous lutterons ensemble pour la première fois. Pour fuir cette maison devenue prison, tu déchireras mon ventre. Impuissant et ne sachant que faire, ton père implorera la Madone ou  insultera Dieu une énième fois.

Puis le combat cessera. Nous nous regarderons enfin et une vague d'émotions me submergera. Ton premier cri sera ma première larme. L'homme en blanc coupera le cordon. Tu ne seras plus moi et je serai une autre.

Ta vie commencera, la nôtre prendra sens. Nous descendrons ensemble le fleuve qui mène à la mer jusqu'à ce que tu prennes ton propre bâteau. Un peu plus petits déjà, nous te regarderons partir, le coeur un peu battant, les mains soudain plus vides.

Mais ce temps est loin et je m'égare mon chaton. Pour l'instant, nous nous apprivoisons.Toi là haut, moi ici, qui cherche ton papa pour faire avec lui le chemin qui mène à toi.

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Regardez amis comme les feuilles sont belles

Quand elles emportent avec elles

Les soies de l'haine évaporée

Et les vents mauvais

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(Créativ'image Libidule)

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