Au fil des mots

Balades au fil des mots et d'ateliers d'écriture nomade singulière et plurielle

17 février 2006

Petits clins d’oeils lumineux

Ca ne tient à rien… quoi ? Dix ? Vingt kilomètres ?... Et pourtant….

Et pourtant, tout à coup… La Méditerranée lève ses jupons plus haut… L’air me semble plus léger… Les mots plus caressants… Les regards plus veloutés… Les femmes plus pétillantes… Les hommes plus…

C’est si près et pourtant… C’est déjà l'Italie !

Alors dans mon panier Vintimillesque du jour, j’ai fait de petites cueillettes pour vous…

..................................

Du vent… De l’eau iodée… Des vagues qui s’envolent

........

vintimille_f_vrier_06__19_

C’est pour toi May'Anne...

.......

"Que Saint-Chronicité les protège de cette peste tueuse d'oiseaux qui vient d'arriver en Italie!" me suis-je dit en voyant ces deux là jouer...

vintimille_f_vrier_06__11_

Joli poète, ces deux cygnes sont pour toi

........

T’as vu Carpo ? Eux aussi ils aiment bien les blagues ! Dès qu’ils m’ont vue, hop ! Ils m’ont fait le coup de l’hôtesse de l’air !

................

vintimille_f_vrier_06__14_1

..............

Alors ceux-là... Devine pour qui ils sont...

................................

Domi… Tu crois que c'est contagieux???

?????

vintimille_f_vrier_06__22_

..........

Celui-là, je te le garde en pour de vrai ! Mais tu le montreras à Pilou hein!

;;;;;;;;;

Littlesun, Mamie Zibulinette, Shakti, Le disciple, 36 degrés, Sylvie-Marie, Adaya, Elle, Viola, Gilles (Je cherche toujours pourquoi Hellene, mais je continue...)

Au cas où la pluie s'accrocherait à vos basques avec un peu trop de fidélité, voici un petit éclat de soleil rien que pour vous...

.........…

vintimille_f_vrier_06__15_

...............

Quant à vous toutes et tous qui viendrez vous reposer un peu sur les coussins de ma caravane de toile pendant mon absence, voilà ce qu'en pensée je vous envoie, derrière la petite fenêtre, juste face à vous!

......

vintimille_f_vrier_06__10_

......

Que le vent vous soit doux,

Tendresse nomade,

????

(Créativ'image Libidule)

......

libidules_1_

(Créativ'image Libidule)

........

PS : On s’amuse avec les mots la prochaine fois ? Carpo nous en propose six qu’il aime particulièrement : Arabesque, Abyssinie, Escarpolette, Kilimandjaro, Rabibocher et sempiternellement. Vous allongez la liste et on jongle avec eux dans le prochain billet ?

Posté par Lagriotte à 21:46 - Clins d'oeil - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2006

Mens-Songe...

oiseauvolant.g.a.g

(Créativ'image Gifs à Gégé)

........
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème (...)

Paul Verlaine

........

En relisant ce poème de Verlaine ce matin, un mot m'est venu à l'esprit: "Mensonge"

puis une idée un peu étrange qui m'a conduite jusqu'à une hypothèse. La voici.

...........

mari_s_funambules

(Le mariage des funambules, La Rochelle, 1959, auteur anonyme)

MENSONGE

........

Drôle de mot que celui-là qui réunit en un seul le versant solaire du "songe" et son opposé toujours à l'ombre du "ment". Quel est le lien entre ces deux vallées? D'où peut bien venir cette alliance surprenante?

....

Songe…. Rêve bien sûr, mais rêve éveillé aussi… Espace intime, hors du temps et de toute contrainte, où le tain des miroirs renvoie ce que nous y mettons.

Sur ce fil là, point de risque. Le balancier ne dépend que de nous. D’un coup de baguette magique, tout se transforme. Désirs d’enfant se rêvant seul objet d’amour de sa mère. Désirs d’adolescent se croyant immortel. Désirs d’adulte s’idéalisant parfait et guéri de ses failles mais muet de vertige face à ces vides qui restent si présents…. Rien ne résiste au songe.

.....

Se peut-il alors parfois que, par manque d'amour de soi, ce songe devienne un très sincère « ment » ? Mais à qui mentons nous alors ? A l’autre seulement ou à nous avant tout ?

....

Dans ce cas-là, le mensonge peut-il être une tentative un peu désespérée de traverser le miroir pour devenir, au moins un temps, cet autre qu’on aimerait tant être ? Ou pour arriver jusqu’à cet autre qu’on attend, ce catalyseur, cet écho grâce à qui le « son je » prendrait corps et sens ? Parce que dans ses yeux, on se verrait entier, nu, désemparé, fort et faible, mais entier, tout entier et entièrement aimé quand même.

....

Se peut-il parfois que pour goûter à l’immense bonheur de cette rencontre-là, on se réfugie dans le « ment » pour continuer le songe ? Cherchant en toute rencontre cet être « étrange et familier », « ni tout à fait le même ni tout à fait un autre » qui nous attend, « nous aime et nous comprend ». ?

..........

Que le retour sur terre doit être terrible quand l’enfer, ce n’est pas l’autre, mais ce songe de soi qui se tisse et se détisse indéfiniment !

.....

Pour rester fidèle à Ulysse, Pénélope défaisait la nuit ce qu’elle tissait le jour. A quelle mythologie, familiale ou personnelle, est-on tant attaché à son corps défendant quand, telle Pénélope, on file et défile, affamé et sans fin, la trame du ment-songe ?

..............

lotus1

(Créativ'image Gifs à Gégé)

................

S’il y a une once de vérité dans cette réflexion là, alors un mot de plomb peut aussi cacher bien de l’or perdu quand on ôte le ment-tôt de ses appâts rances…

........

Vous voyez…. Je vous l’avais dit… Il me passe parfois de bien « drôles » d’idées par la tête quand je suis Alice au-delà du pays de Merveilles…

Vous me dites quand même ce que vous en pensez ?

Allez, bises songeuses à toutes et tous,

...............

signature_libidule_flo10

(Créativ'image Libidule)

Posté par Lagriotte à 14:59 - Au fil des mots - Commentaires [30] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 février 2006

Premiers émois

........

rosequipleure.g.a.g

(Créat'iv image Gif à Gégé)

........

"Ah, qu'il doit être doux et troublant,

l'instant du premier rendez-vous

Où le coeur las de battre en solitaire

S'envole frissonnant vers le mystère."

Premier rendez-vous, Paroles J.Y. D'Angelo

...................

Et si, avec un peu d'imagination et d'avance sur le Saint-Valentin

nous l'inventions ce "premier frisson vers le mystère"?

Vous me suivez?

Couvrez-vous....

J'entends déjà l'orage qui gronde...

...........................

orage1

................

Zut, les nuages faisaient le gros dos, voilà maintenant l’orage qui gronde. Là, il n’y a plus à hésiter, soit nous courons, soit nous serons trempés ! Droit devant toute, et vite ! Droit devant ? C’est le fenil, il nous suffira de grimper et le ciel sera tout près.

Un, deux, trois, nous y voilà, les joues à peine égratignées par les premières gouttes qui tombent drues. Me précédant sur l’échelle, vous me tendez la main et nous voilà allongés, le ventre sur la paille, les yeux déjà émerveillés. Car le ciel, cette fois, s’est vraiment déchaîné. Couleur mi-jour mi-nuit, zébré de lumières qui scintillent et semblent le déchirer, il craque le grand gris, il fait un bruit du tonnerre, mais il tient. Son ami le vent, l’entendant si colère, vient de ce pas dire deux mots aux nuages. Le péril doit être grand car il souffle l’animal.

Le jardin, bien qu’habitué, en est tout chaviré. Regardez ! Là ! Le lilas ! Ses grappes tourneboulent, il girouette ! Et le figuier au tronc si fin, comme il plie soudain ! Heureusement que le mur le protège un peu, seul, il en aurait été tout retourné ! Je vous les montre du doigt, un peu inquiète pour eux… Je me retourne vers vous et… tiens, vous souriez ! De tous vos yeux qui s’accrochent aux miens.

Des petites perles d’eau brillent dans vos cheveux. Elles sont si fines… Je tends la main pour les effleurer, mais un souffle d’air les balaie et me fait frissonner. Alors vous ôtez votre veste et nous voilà dessous, votre bras autour de mon cou, ma tête sur votre épaule.

Des parfums de terre sevrée montent jusqu’à nous. En se mêlant à ceux de l’herbe coupée, ils donnent un autre relief aux nôtres qui se découvrent. Couchée tout contre vous, je vous respire intensément pendant que nos yeux vagabondent. Sentez-vous les miens doucement frôler votre front, vos sourcils, votre joue, vos lèvres pleines et soyeuses ?

Pendant que je confiais au temps ma main suspendue, la vôtre s’est approchée. Inversement proportionnel aux battements de la pluie devenue rosée, mon cœur chamade à tout rompre. Votre bouche est si près… Vos doigts si légers sur mon visage...

Dieu que nous avons bien fait de nous espérer jusqu'à l’orage !

.........

signature_libidule_flo9

(Créativ'image Libidule)

.............

Hum... et vous, cette petite herbe tendre, elle vous dit quoi?

.....

arriereplanlibiduleherbeetfleurs

Posté par Lagriotte à 15:04 - Mots d'amour - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1