Au fil des mots

Balades au fil des mots et d'ateliers d'écriture nomade singulière et plurielle

30 janvier 2006

Ma mère mon rocher

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Parce que ce premier amour là est à la base de tous les autres,

Parce que la longue dame brune m'a accompagnée ce matin dans mes voyages,

Et qu'il est des jours pas tout à fait aux autres pareils,

Pour elle,

Pour toutes les elles,

Pour vous

Avec une infinie tendresse,

Flo

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Mon rocher, ma petite mère

Quand je pense au jour où la terre te portera

Et où tu t’en iras sur le chemin

Où tout s’éteint pour devenir lumière.

Ces jours-là maman…

Ces jours là je comprends

Le regard des orphelins.

Moi qui ai eu le temps d’aimer

Pas seulement ma mère

Mais celle que tu es,

Comment imaginer

Ne pas t’avoir eu comme repaire

Quand j’étais égratignée ?

Tes silences de maux m’on appris l’alphabet

Là où l’enfant s’est écorchée,

J’ai découvert la force du rocher,

Comment, sans toi, aurais-je trouvé le balancier

Qui m’a conduite des creux aux déliés

Du verbe aimer ?

Maman, petite mère,

Ma sœur, mon éphémère

Le jour où ce sera, ne te demande pas

Si tu as bien ou mal fait avec moi.

Tu m’as donné toutes les clefs,

Avec nous s’arrête le temps des secrets.

Je sais que tu ne prendras pas ombrage

De ce moment que j’apprivoise

Pour que ma main ne vacille pas

Quand s’ouvrira la porte de l’au-delà

Et qu’il me faudra tout te dire maman

Dans un ultime regard aimant.

Tu me sais prévoyante, je le tiens de toi !

Alors si par malheur je n’étais pas là

Au moment où ce sera,

Que ces mots, tels l’écho, reviennent à grand pas

Pour te dire une dernière fois

« Je t'aime maman, prends bien soin de toi »

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F&F

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15 janvier 2006

Aux non de l'Amour

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L’Amour est la grande vedette de nos Blogs ces jours-ci. Une brindille à l’endroit, une brindille à l’envers, nous tissons mots et idées, rêves et désillusions. L’hiver s’étirant un peu, serions-nous en train, mine de rien, de préparer le nid du  printemps ?

Nous appelons tous l’Amour, le vrai, le grand de nos vœux. Nous courons chez Zibulinette nous réchauffer à  l’âtre du sien. Cet Amour-là, nous le disons de toutes les façons, dans des textes, des poèmes, des chansons, avec nos mots ou ceux d’autres qui l’ont si magnifiquement exprimé avant nous. Mais quels que soient les crayons avec lesquels  nous dessinons ce dessein, tous nos portraits se ressemblent.

Pourtant… Pourtant, à quelques exceptions près, nous semblons bien en mal de le vivre. D’où une petite question : « Pourquoi donc ? » Pourquoi donc, alors que nous cherchons tous à peu près la même chose, nous débrouillons-nous avec tant de talent pour ne pas le vivre vraiment ? Serions nous  trop idéalistes pour résister longtemps à l’épreuve de la réalité ? En demanderions-nous trop ? La peur et la méfiance, ces grands ennemis de l’Amour, n’en auraient-elles pas fini de jouer les premiers rôles quand, à 40 ans et plus, on tire les traits pour faire les additions ? Notre cœur serait-il aveugle ? Ne battrait-il la chamade que pour ceux et celles avec qui il pourrait « tangoter » ? Un pas en avant, deux en arrière… Cherchons-nous au contraire à vivre autre chose de plus serein, nous faudrait-il inventer d’autres modes de relations ? Plus respectueux pour les optimistes, moins engageantes pour les pessimistes ? Et pourquoi donc, alors que nous connaissons tous le chemin de la douce amitié, nous trouvons nous si dépourvus une fois sauté le pas du lit ? Car c’est bien de ça dont il est question n’est-ce pas ?  De « cet obscur objet nommé désir » et de ses relations avec l’amour qui consume là où l’amitié réchauffe. Mais est-ce vraiment une fatalité ?

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En nous lisant, je me suis demandé si une des clefs qui nous manque ne se cache pas, justement… dans nos mots ! Que disent-ils de ces idées toutes faites que nous avons sur « l’autre sexe » ? Quelles représentations nous ont déformés et nous déforment peut-être encore à nos coeurs et à nos corps défendants ?

Alors je vous propose un petit jeu. Pour mieux couper l’herbe sous le pied des a priori de plomb, commençons par les énumérer. Allons-y carrément. Posons les noir sur blanc. Nous trierons ensemble dans un second temps, loupes et boussoles en mains pour retrouver le Sud. OK, on aura du boulot mais sait-on jamais… Si le jeu en vaut la chandelle, on en sortira tous gagnants.

Prêts ? Alors on passe au « post » suivant ! Hop ! C’est parti !

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...........(Crétiv'image Libidule)

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Attention, danger!

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Attention ! Vous entrez ici dans une zone minée ! L’imagination n’est pourtant pour rien dans ces "citations." Toutes ont été glanées ici ou là et celles et ceux qui les prononçaient n’avaient pas l’air du tout de plaisanter. Soyez donc prudents, regardez où vous posez les pieds mais cherchez bien dans votre mémoire et vous verrez ! Vous en trouverez plein d’autres. Les racines de ces arbres anti-Eden là sont si tenaces ! On y va ? Accrochez-vous !

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« Avec les femmes, on ne sait jamais si c’est du lard ou du cochon. Quand elles disent non, il faut entendre "peut-être oui", quand elles disent "oui", il vaut mieux faire attention ! »

« Il y a des femmes que l’on épouse et d’autres avec lesquelles on couche »

« Souvent femme varie, bien fol est celui qui s’y fie »

« Les hommes ? Le meilleur ne vaut pas le pire »

« Les hommes sont lâches, dès qu’un truc les ennuie, ils fuient »

« Les hommes niquent, les femmes communiquent »

« Pour faire l’amour, les femmes doivent aimer. Les hommes eux, pourvu qu’on s’allonge…»

« Les hommes préfèrent les femmes belliqueuses à celles qui auraient pu inventer la poudre »

« Les hommes restent de grands enfants exigeants"                                                      

« Sans nous, les femmes sont perdues »

« Les femmes sont de vraies pipelettes, leurs copines sont toujours au courant de tout. Pas étonnant qu’on se méfie ! »

« Parce que ce sont elles qui font les enfants, quand on se sépare, elles s’imaginent qu’ils sont à elles. Nous, on a juste le droit de payer. »

« Quand elles ne nous les caresse pas, elles nous les casse » (Dixit le Grand Georges !)

« Les femmes veulent toutes un mec qui ait le cerveau d’Einstein, le physique de Richard Gere et le porte-monnaie d’Onassis. Encore que le cerveau d’Einstein… »

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A vous ! Complétez, philosophez, hurlez, et comme le disait si bien Beaumarchais, riez de tout avant que d’en pleurer ! Je sais, c’est difficile… Mais de ces eaux saumâtres peuvent naître de si beaux lotus…

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De Flots rances à Flor'anse

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14 janvier 2006

L'âme de fond...

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« Comment se dire ?

Comment aimer ?

Comment partir ?

Comment se retrouver ? »

« A mon avis, arrête d’y penser »

(Jean-Louis Murat, Comment se dire, Mokba)

Tentant d'arrêter d'y penser quand il est temps d’implorer Saint-Thèse et de farfouiller dans les cendres des mots qui plombent l'amour... Mais je préfère la sagesse chinoise qui conseille : « Plutôt que de maudire l’obscurité, allume une chandelle. » Après avoir lu et relu nos « mots croisés », j’en allumerai trois.

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Avec la première, j’enflammerai le bûcher d'un terrible mot de plomb :

« Eprouver ».

Car il en va de l’amour comme des autres sentiments éprouvés. Il est à la fois ressenti et mis à l’épreuve. Sitôt cette « découverte » faite, une phrase, souvent entendue, m’est revenue : « Les hommes disent : aime-moi ; les femmes : prouve-moi que tu m’aimes ». Enlevons « homme » et « femme », ça donne quoi ? « Je t’aime si » ou « car ». Un amour sous condition. En conditionnelle diraient certain(e)s. Et là… les liens entre le vocabulaire financier et le vocable amoureux se comprennent nettement mieux… Aimer devient « investir » une relation ou un être pour qui on éprouve ( !!!) de l’intérêt. Du coup, on « a », on « possède », on « parie » sur l’avenir. Puis… on « gère » ? Et quand on se sépare, on fait un « solde de tous comptes » qui, généralement, ne fait pas les bons amis ! Entre ce temps du début et celui de la fin, on a perdu de vue… ce qui est capital !

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un sentiment n’est guère mieux que l’éprouver. L’un donne « épreuve », l’autre « ressentiment »…

Alors une petite question me vient. Quand trompe-t-on ? Quand est-on trompé ? Et quand se trompe-ton ? Car là est bien la principale « conditionnelle » ou «mise à l’épreuve» qui revient dans nos phrases. Deux termes qui signifient qu’on est en liberté surveillée. Cela veut-il dire que dans nos esprits, la fidélité, telle un troc, est plus concédée que consentie ? Pourtant, au départ, l’amour libère… Il y a donc un croisement où l’on s’est égarés, perdus, trompés.

Sauf si, tel Brel et ses vieux amants :

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«

Moi, je sais tous tes sortilèges,

Tu sais tous mes envoûtements,

Tu m'as gardé de pièges en pièges,

Je t'ai perdue de temps en temps,

Bien sûr tu pris quelques amants,

Il fallait bien passer le temps,

Il faut bien que le corps exulte,

Finalement finalement,

Il nous fallut bien du talent,

Pour être vieux sans être adultes (...)

Oh, mon amour,

Mon doux mon tendre mon merveilleux amour,

De l'aube claire jusqu'à la fin du jour,

Je t'aime encore tu sais, je t'aime.» 

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(Créativ'image amourpointcom)

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Et là s’allume la seconde chandelle, fière celle-là… ce croisement où l’on se perd, n’est-ce pas celui du désir ? Si fulgurant au départ, si difficile à préserver au quotidien ? Mais est-ce seulement une question de temps ? Sommes-nous sûrs que nous nous connaissons vraiment ? Parlons-nous si facilement que cela de nos désirs, du plaisir que l’on éprouve et de celui que l’on aimerait découvrir, vivre ou revivre ? Respectons-nous nos désirs, nos non désirs et ceux de l’autre ? Prenons-nous le temps de maintenir ce lien du « deux » ? Et ce lien là ne dépend-il pas aussi de la qualité de la relation que nous entretenons au quotidien ? Dans nos mots croisés, il est plus question de sexe que de sensualité, les amants et les maris ne sont pas du tout « parlés » de la même manière. Alors une question me vient. Nous qui rêvons de conserver nos amants, même lorsqu’ils sont devenus des compagnons, restons-nous des amantes ?

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(Merci Domi pour cette Poussière d'étoile)

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Oui mais… oui mais un jour… un jour, les caresses ne réchauffent plus les lits trop vieux. Et c’est là que s’allume la troisième chandelle. Une des choses qui m’émerveille le plus, ce sont ces vieux couples, allant main dans la main, attentifs à ce que l’autre, au moins, ne bronche pas. Si ces têtes blanches ont traversé le temps, n’est-ce pas parce que, comme le suggère Serge dans son commentaire, ils ont pris le temps? Celui de la rencontre, des approches lentes, des accordailles, des fiançailles où le désir ne fait pas d’ombre aux liens qui se tissent. Mon arrière grand-mère avait une très belle expression quand elle allait à une noce. Elle disait aux nouveaux mariés : « Aimez-vous bien ». A la fin de leur vie, ceux qui y arrivent ne craignent pas le froid des lits. Il leur reste la tendresse qu’ils ont tissée fil à fil, corps à corps et cœur à cœur une vie durant. Si, comme le disait Montaigne, l’amitié peut se résumer en une phrase : « Parce que c’était lui, parce que c’était moi », alors ces têtes chenues disent dans tous leurs gestes qu’ils ont trouvé ce chemin là.

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N’est-ce pas cette petite lumière qui éclaire nos cœurs quand nous parlons d’amour ? Mais cet amour-là, tel l’âtre de Zibulinette, ne demande pas seulement un entretien de tous les instants. Il suppose une vraie rencontre entre deux êtres faits de bois qui s’accordent sans se faire d’ombre. Tout le reste… Tout le reste n’est-il pas que littérature ?

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Que le vent de l’amour vous soit doux ami(e)s,

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(Créativ'image Libidule)

Posté par Lagriotte à 14:06 - Mots d'amour - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 janvier 2006

Ainsi vont les amoureuses

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Pour monter tout en haut, laisse filer tes bas,

Maille que maille jusqu’à l’O d’elle a

Love, love toi

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Qui vivra verra

Bouche qui veut tu, hanches à vos je-nous

Sens dessus dessous, happez-vous

Aimez-vous

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Qui vivra sera

Hauts en bas vogue à l’homme, tangue avec émoi

Vers ces chemins d’arômes qui mènent jusqu’à soi

Sans honte hâte toi

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Qui sera saura

D’îles en il sans tyran d’eau que les grains vous chavirent

Vous enivrent, vous livrent et vous délivrent

Vibrants et libres

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Qui sait sera

C’est ainsi que les amoureuses tout contre mais en vers

Peau à peau effeuillées sans amertume et sans hier

Apprivoisent l’hiver

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Qui a vécu vivra

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(Créativ'image Libidule)

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Posté par Lagriotte à 12:00 - Mots d'amour - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 janvier 2006

Quand une femme t'illumine...

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On part d'une photo et on rêve? Allez, top départ!

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(Crédit photo Breizhimage.com)

« Tu vois cette pierre là-bas petit ? D’ici, elle est toute petite mais encore maintenant, je la vois toute grande. Parce que je passais par là juste pour l’apercevoir. Chaque fois.

J’arrivais toujours le premier. Je m’asseyais devant ce grand arbre là-bas et je fermais les yeux. Il m’a fallu quelques semaines pour m’habituer à la vie de la forêt, aux craquements, aux va et vient des oiseaux, au souffle du vent, aux odeurs qu’il balayait. J’ai mis du temps pour être un des leurs, pour percevoir les moindres vibrations, les moindres habitudes des habitants de ce lieu. Mais elle, je l’ai toujours sentie venir de loin. Est-ce que je reconnaissais le bruit tout léger de ses pas ? L’odeur de sa peau ? Etait-elle déjà si présente en moi qu’elle résonnait comme un écho sitôt qu’elle entrait dans cette forêt ? Je ne l’ai jamais su petit, jamais. Mais c’est pour profiter de chaque seconde jusqu’à son arrivée que je me suis fait arbre, vent, oiseau. C’est difficile à croire hein ? Peut-être que tu te dis : « Papet, il est encore là mais il est déjà un peu là-haut. » Pour ça, tu as raison. Depuis qu’elle est partie, je ne suis plus là qu’à moitié, mais je ne veux pas m’en aller avant… Allez, viens ! Ca sert à rien que je te dise, toi, je sais que tu peux. Viens petit, viens. C’est la bonne heure, la lumière est juste comme il faut. Ca aide au début.

Viens, approche ! Regarde comme il est beau… C’est là qu’on se retrouvait. Oh ! Il n’était pas si grand alors. Juste assez pour nous. Je me tenais toujours là, immobile. De la voir, toujours, ça m’a empêché de bouger. J’étais comme paralysé. Elle était belle tu sais, belle comme le jour, belle comme la nuit, belle toujours, quoi qu’elle faisait. Alors bien sûr… quand une femme t’illumine de partout… quand tu la vois, c’est comme quand un marin perdu voit un phare au loin. Pendant une seconde, il ne respire plus. Ne me regarde pas d’un air si étonné petit. Quel âge elle avait quand tu l’as connue ? 70 ? 80 ?... Moi elle en avait 15. Tu te rends compte ? 15 ! Pas même ton âge… Mais tu as les mêmes yeux. Comme deux mares qui brillent avant même l’éclaircie…

Allez, assieds-toi. Là ! Juste là ! Tu sens ?... Non, ne réfléchis pas, ne cherche pas, laisse venir, laisse ! J’ai demandé à l’arbre, il est d’accord, tu peux y aller, il te guidera. N’aie pas peur s’il t’emmène d’abord dans les racines, c’est juste pour te faire entendre ce que tu attends. Petit à petit, tu sentiras comment la vie, c’est différent quand on est lui. Il te guidera, il te dira tout, il me l’a promis. Je lui ai parlé parce que je t’ai vu regarder la petite du Grand Chemin l’autre jour. Tu as bon œil, c’est une pousse de glycine. De celles qui embaument quand leur cœur bat. Si c’est toi qu’elle aime petit et si tu veux être sûr que tu l’aimes aussi, donne-lui rendez-vous ici. Viens bien avant elle surtout, bien avant. Assieds-toi là où tu es assis, pose ton dos contre l’écorce et attend. Si tu sais qu’elle arrive avant de la voir, ne te pose plus de questions, c’est que tu l’aimes vraiment. Après… après… Après, ferme les yeux. Parce que chaque fois que tu les fermeras de nouveau, même sans elle… Enfin, tu verras. A ce moment-là petit, ne me cherche pas, mon cœur battra de nouveau dans le tien.

Et maintenant… Maintenant que tes yeux me disent que mon arbre t’a parlé, que tu l’as entendu, que tu viendras aussi, rentre petit, rentre. Laisse moi avec elle. Tu ne l’entends pas toi, mais moi si. Allez va petit, va ! Ce rendez-vous, ça fait trop longtemps que je l’attends pour me laisser surprendre… Et n’oublie pas petit, n’oublie pas surtout. Quand tu trouveras la femme qui t’illuminera de partout, ouvre tout, ouvre grand. Parce que quand tu seras au bout, tout au bout, cette lumière là te guidera encore. »

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.........(Créativ'image Libidule)

A vous ? Go!!!!

Posté par Lagriotte à 20:16 - Le petit atelier de la Griotte - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 janvier 2006

BON-NE-AN-NEE ! ! !

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(Créativ'image Libidule)

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Que Dame Abundia, autrement nommée Fée Abonde, nous accompagne tous en cette nouvelle année.

Cette noble et si gentille fée apporte abondance, bonne santé, beaux enfants, tendresse, amour, félicité et tout ce qui permet à la vie d'être jolie.

Que la tienne, la vôtre, la nôtre, celles de tout ceux que  nous aimons et de tous les autres soit donc souvent visitée par cette douce Fée Licité.

Mais si par hasard elle nous oubliait un peu, qu'au moins 2006 nous fasse l'immense cadeau de pouvoir être ce que nous sommes. Tout simplement mais pleinement!

Je vous embrasse fort,

Flo

Posté par Lagriotte à 00:02 - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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