26 décembre 2005
En tout bien tout hon'heur...
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Joli poète, tu m'as invitée à découvrir quelques secrets de ma petite cuisine, les voici. Résumés en dix points, ils sont autant d'écots à l'adage qui assure aux dames et aux messieurs que la cuisine et l'amour sont en tout point comme. Rabelais, je l'espère, en sera ravi. Quant à Bacchus, qu'il ne soit pas déçu. Si je n'ai mentionné nulle part mon goût pour le nectar de la terre, considérez qu'un bon Bourgogne est à demeure sur la table et tout sera divin...
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1. La gourmandise
Jetant ma gourme avec bonheur dès qu'il s'agit de passer à table, je mijote à l'envie de quoi satisfaire l'appêtit de mes amis quand, tout comme moi, ils aiment goûter avec émoi ce qu'ils se mettent sous la dent
2. Ce qui me fait craquer
Le fumet du fourneau quand il fleure bon et annonce, à vue de nez, ce qu'il y a dans le plat
3. Salé ou sucré?
Au salé un peu court et souvent cru, je préfère le fin épicé. Quand au sucré... miel bienvenu, mielleux s'abstenir
4. Adorer cuisiner?
Lucullus étant ami de Vénus, j'aime faire honneur à ses règles du jeu. Le divin cuisinier étant très généreux, il m'inspire parfois de petites recettes à sa façon. Ensuite, comme toujours en ce domaine, tout est question de tour de mains
5. Une de mes spécialités
Les goûters aux chandelles
6. Ce que je déteste
Le fast food : "vite fait, mal fait, indigent mais long à digérer"
7. Ce que j'aime
A peu près tout ce qui est généreusement offert, préparé et partagé
8. Le restaurant
Avec bonheur si on n'y reste pas au rang
9. Un souvenir d'enfance
La cuisine de ma grand mère où le fourneau couvait jusqu'au coucher la brique qui réchauffait nos lits aux draps glacés. Sur la plaque de fonte de ce fourneau là, la soupe ou le ragoût apprivoisait de son fumet l'heur du repas. Derrière, des peaux d'oranges toutes entourtoubillées séchaient pour mieux se marier au goût encanellé d'un vin chaud bien sucré. Devant, devant surtout, Marie Jeanne la conteuse disait des histoires à rêver debout, alimentant de mots, de goûts et d'odeurs mêlés une malle à souvenirs qui ne me quitte jamais
10. J'adore
Celles et ceux qui me font revivre cette poésie quand c'est moi, tout à coup, qui me retrouve devant le fourneau
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Ceci étant fait, je m'en vais de ce pas voir un peu ce que Domi, Claire et Maya, elles aussi invitées au repas, ont mijoté pour Serge derrière leurs écrans. Pendant ce temps, à vous de jouer! D'accord Mamie Zibulinette? Vous qui depuis tant d'années partagez l'amour de Zébulon, nous donnerez-vous quelques secrets culinaires? Et toi Littlesun, quels mets aimes-tu poser sur ta table soleil ? Quant à toi Belle Absente, si je te le demande, me diras-tu ce que pense de tout cela la petite fée Licité?
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25 décembre 2005
Joyeuse sève de Noël !
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(créativ'image Libidule)
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Et si le plus beau cadeau de la nuit de Noël était de ressentir tout l'amour que l'on porte en soi ?
Pas celui que l'on reçoit, ni même celui que l'on partage, celui qui est là, tout au fond, disponible en chacun de nous
Celui qui se love parfois en hiver pour survivre au froid mais que nul ne peut détruire ou arracher. Sauf nous-même.
Cette racine de l'arbre de vie, nous l'avons tous sentie au moins une fois. Quand nous avons pris dans nos bras un enfant qui venait de naître, le nôtre ou pas
Or,qu'est-ce que Noël sinon la célébration de la naissance d'un enfant?
Qu'on croit Jésus fils de Dieu, grand initié ou magicien inventé qu'importe!
Noël nous permet de nous rappeler, au moins une fois dans l'année, que nous formons tous une seule et même forêt et qu'il ne tient qu'à nous de la préserver
Que cette sève de Noël soit douce à vos coeurs,
Et plus encore s'ils battent seuls
Flo
19 décembre 2005
Petit "jeu-thème" in si tu
(créativ'image amourpointcom)
Avec quels mots disons-nous nos émois amoureux?
Que nous disent-ils de nos "nous", vécus ou rêvés?
Tous les mots d'amour sont-ils vraiment d'or?
Et si, comme l'assurait Rimbaud
"l'amour est à réinventer"
comment le dire autrement?
Amusez-vous !
Partageons nos trouvailles,
Vous verrez, c'est surprenant !
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Mots à maux?
(Créativ'image Libidule)
Si tu m’envoûtes, combien de temps resterons nous droits ?
Si tu m'interpelles ne vais-je pas me sentir gardée à vue?
Si tu m'éblouis, combien de temps resterai-je aveuglée?
Si tu me charmes, à quel sort serons-nous mangés?
Si tu m’enflammes, la passion fera-t-elle long feu ?
Si tu me captives, pourrai-je aimer mon geôlier?
Si tu me ravis, quelle sera la rançon à payer?
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Mots d'or et déjà...
Si tu m’éveilles, je m'animerai doucement
Si tu m'inspires, un nouveau souffle m'habitera
Si tu m'émerveilles, l’enfant enfouie s'exprimera
Si tu me révèles, je découvrirai des contrastes inconnus
Si tu .... à vous!
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Mots sources...
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Ne me "loup" pas,
Ne "m'agneaute" pas,
« Ondeclairons-nous »
J'aimerais tant que vous me disiez d'autres mots source à murmurer....
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Mots à rimer tout contre l'aimé...
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Sur mes courbes, dessine notre ligne de vie
Prête moi ta plume pour écrire sans maux l'infini
De ces traits, ancrons l'amour d'un nous à inventer
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Sur le fil de vos mots amis, sautons ensemble jusqu'au gai...
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(Créativ'image Libidule)
(Merci pour tes remarques avisées sur ces textes et pour tes suggestions ami. Elles ont déjà quelques semaines mais... va savoir si les escargots ne naissent pas aussi de chrysalides...)
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17 décembre 2005
Peau d'âmes
(Créativ'image: Libidule)
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J’ai froid, si froid soudain.
Pourquoi petite fille viens-tu me reprendre la main ?
Tu sais que je n’ai rien oublié
Mais il faut bien avancer, croire toujours : « Je gagnerai ».
Reviens petite, reviens te lover au fond de moi
Ta place est là.
Ne refais pas couler mes larmes,
Tes grands yeux d’interrogation me désarment.
Non, je ne veux pas me rappeler petite,
Je n’ai rien oublié, je refuse juste d’être écrite.
Je veux aimer
Etre aimée encore, croire toujours à l’été
Aimer comme je t’aime toi
Avec une infinie tendresse, sans tricher, sans « et moi ! »
Sans toi, je ne saurais pas jouer
Je ne courais pas après le temps sablier
Pour l'arrimer à l’ancre vérité.
Ferme tes longs cils mouillés
Qui disent les précipices qui t’ont statufiée.
Viens te lover petite, viens,
Reprend ta place, donne moi ta main
Je la caresserai, je te bercerai
Je te dirai les fées, les rochers chauds, les eaux mêlées
Qui scintillent à la nuit
Quand la lune les éclaire et que tout luit.
Je te dirai les lucioles
Les arcs-en-ciel, les nuages qui batifolent
Et les petites bêtes du Bon Dieu qui s’y collent.
Je te raconterai
Le musicien qui éveille l’âme de l'archet
Le poète qui devine
Les mains du sculpteur qui raniment
L’homme aux semelles de vent
Le magicien, le saltimbanque du temps
Qui te reconnaîtra et te dira gaiement
« Enfin te voilà ma toute belle,
Ma tête de pioche, mon Esmeralda, ma gazelle
Je suis ton cadeau, sois mon présent »
Alors petite, alors,
Du plomb, toi et moi, nous extrairons l’or.
Pour construire un demain il faut bien un hier.
Le nôtre sera clair.
N’aie aucune crainte petite, sur ce chemin de lumière
Rien ne se fige et personne ne se perd. »
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Flo
14 décembre 2005
Noue gars, Nougaro
(Créativ'image amourpointcom)
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Hom'mage
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D’ici mineurs en la-si tubes
De mues gaies en verres tristes
Tes mots envers Rubicub
Swinguaient riches l’artiste.
Puits t’es parti poète
Conter fleurette
Au temps peau écluse
D’âmies muses
A qui tu chantes la vie, le rose
En nous laissant sur rimes pause.
Qu’en ta maison aux tuiles blues
Ton âme soul comme ici bas
Jazze la mort et lui refuse
L’écot de tes émois.
Dans tes javas sans bornes
Au pays du Big Bong
Cogne poète cogne,
Garde le tempo !
Qu’au moins ton âme strong
Y fasse de vieux os
Flor'anse
Rimons, rimons tous les deux
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Claude Nougaro, extraits de Rimes
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J'aime la vie quand elle rime à quelque chose
J'aime les épines quand elles riment avec la rose
J'aimerais même la mort si j'en connaissais la cause
Rimes ou prose
J'aime ma chanson quand elle rime avec ta bouche
Comme les ponts de Paris avec les bateau-mouche
Et la perle des pleurs avec l'oeil des biches
Rimes tristes
J'aime les manèges quand ils riment avec la neige
J'aime les nains qui riment avec Blanche-Neige
Rimons rimons tous les deux
Rimons rimons si tu veux
Même si c'est pas des rimes riches
Arrimons-nous on s'en fiche
J'aime la vie quand elle rime à quelque chose
J'aime les épines quand elles riment avec la rose
Rimons rimons belle dame
Rimons rimons jusqu'à l'âme
Et que ma poésie
Rime à ta peau aussi...
04 décembre 2005
Je suis une vieille corde...
Images sur mots? Mots sur images? Imagination toujours. Voulez-vous que nous les partagions dans un petit atelier commun? Oui? Alors... Montez dans ma roulotte de toile et cheminons ensemble. Première direction: la Bretagne et la corde de Capitaine Luc. Pendant que vous vous installez confortablement, je passe devant. Profitez du paysage. Ici, on avance à petits pas, au fil des mots, au fil du temps...
Prêt(e)s? Larguez les amarres, c'est parti!
(Crédit photo Breizhimage.com)
Je suis une vieille corde, pourquoi t’arrêtes-tu sur moi ? Ca fait des années que je suis enroulée là, des années que plus personne ne me voit. Pourquoi ne fais-tu pas comme eux ? Ah non ! Ne me touche pas ! Continue ton chemin, ouste ! Tu es sourd en plus ? Non... Tu n’es pas sourd. A tes sourcils qui se froncent, je vois bien que tu fais partie des curieux, que tu ne me lâcheras pas. Tu te demandes, tu veux savoir... Alors je vais te dire. Mais reste loin, reste loin surtout !
Un jour, ceux qui pêchaient m’ont abandonnée comme une vieille chaussette usée. Ils ne m’ont même pas prévenue, ils sont juste partis et jamais revenus. Pendant des années, j’ai aidé leurs mains à me trouver pourtant. Plusieurs fois, alors que tout glissait, moi… Mais ils ne s’en sont même pas aperçus. Ils trouvaient ça normal, j’étais là pour ça. Ils n’ont pas vu que quand la tempête guettait, je me glissais à l’abri pour ne pas échapper à leurs doigts, pour ne pas les blesser. Une corde, on ne la voit pas. On peut bien la reléguer, la laisser s’effiler, ne plus lui donner de nœuds à couver. Une corde, ça n’a pas d’âme n'est-ce pas? Alors pourquoi cherches-tu la mienne ? Pourquoi viens-tu observer jusqu’à mes plus petites rides ? Pourquoi me renvoies-tu l’image de mon inutilité ? Va-t-en s’il te plaît, va-t-en! Tu ressembles trop à celui qui tranchera le dernier lien qui me relie à la vie. A celui qui me séparera à jamais de ce dernier amant avec qui nous vivons épousés depuis tant d’années. A celui qui se fichera de tous ces petits riens qui font ma vie : le soleil qui se lève, là, juste face à moi, les cliquetis des mats qui m’assoupissent, la pluie qui me transperce, le vent qui me tord et me lie un peu plus chaque fois à mon vieil amant.
Je veux oublier passant. Tu comprends ? Oublier. Alors va, va-t-en, passe ton chemin. Et ne reviens pas surtout, ne reviens plus.
(Libidule Créativ'image)
http://atelierdecriture.canalblog.com
03 décembre 2005
Découvrir...
(Créativ'image de Libidule)
Prenez un mot, tournez le en tous sens, versez le dans vos neurones, laissez le se dé-filer et attendez. Quand l'icône "Eureka" clignote, cliquez...
Cette petite recette de griotte m'a été donnée il y a bien longtemps par un chat manne qui me voulait du bien. Il aurait pu être noir puisque les griots le sont souvent, cerise aussi mais ç'aurait été plus difficile. Il était simplement gris puisque c'est la nuit qu'il m'a donné le fil long.
Depuis, je le suis. Quand l'heur des K sonne, voilà ce que cela donne. Enfin... parfois!
Découvrir
Quand je découvre quelque chose ou quelqu'un que je ne connais pas, qu'est-ce que je fais au juste? J'ouvre juste les yeux, je regarde et je vois? Je lève le drap? J'ôte des fils? Je fais une seule de ces choses là? Deux? Les trois à la fois?
Admettons que ce soit les trois, ensemble ou séparément... ça m'amène à quoi?
... à des questions: quand je découvre quelque chose, une idée par exemple, n'est-ce pas parce que j'accepte de lever le bout de drap qui m'empêchait de voir jusque-là? Est-il est possible de découvrir quelqu'un qui ne le veut pas? Peut-on se découvrir sans se dévoiler, même au risque de prendre un coup de froid, de chaud ou de chaud et froid ? Mais qu'en est-il des rencontres où un(e) se dévoile et l'autre se contente de regarder?
... à une certitude: qu'il est agréable bon sang de découvrir toutes les déclinaisons de la conjugaison! Le "je", le "tu", le "nous". Le "vous" aussi bien sûr puisque c'est en voyageant de blog en blog que j'ai fait cette... découverte!
Merci tout spécialement à Little Sun. C'est mettant le nez à sa fenêtre que l'idée m'est venue.
A bientôt au fil d'autres mots. Les miens ou les vôtres, les nôtres toujours.
Et merci à toi Libidule pour ta signature cadeau!
Mamie Zibulinette unique comme...
Tentative
Entre :
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d'entendre
Ce que vous croyez entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous croyez comprendre
Ce que vous comprenez
il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer
...........Mais essayons quand- même
02 décembre 2005
ma mère, mon aimée
(Création Libidule)
Paris, le 28 décembre 1870
Ma mère, mon aimée,
Voilà dix jours que vous êtes partie pour les collines de l'au-delà. Dans ce pays dont, paraît-il, on ne revient pas. Vous vous en êtes allée, seule, droite et presque gaie de quitter ce monde pour retrouver celui que vous aimiez. Celui qui, vous en étiez tellement sûre, vous attendait. J'espère que vous aviez raison et que vous voilà bien à gambader pour l'éternité auprès de votre fiancé. Mais Dieu que c'est dur de vous voir partie sans regret de me savoir seul, sans votre sourire si doux et vos yeux qui pétillent. Sans avoir pu vous dire combien je vous trouvais belle. Combien, petit garçon, j'aimais vous voir finir votre toilette, coiffer vos longs cheveux, écrire et même prier Dieu. Comme il m'arrivait de l'envier ce Dieu que vous regardiez avec tant de candeur et d'intimité! Moi, le petit garçon timide, arrivé dans votre vie par hasard. Ni désiré de ce mari de convenance, ni rejeté pourtant, mais là, loin de vos rêves, du pays de votre coeur, de votre passé, de votre avenir.
Images fugitives de moments de votre vie que je fus enfant quand, me prenant par la main, vous m'emmeniez au Bois de Saint-Germain. Vous me disiez alors que j'étais votre chevalier. Et moi, droit et fier, je roulais des yeux noirs à toute âme s'approchant. Alors, alors vous riiez maman. Et je riais aussi de vous voir si gaie. Oh, que je vous aimais alors! Toute pleine de vie, sentant bon votre "Eau de Guerlain" dont le parfum, parfois, me hante encore. Vous mavez vu grandir sans vous en apercevoir. D'ailleurs, vous traversiez la vie, légère comme une plume au vent, aérienne, sans effort, avec votre éternel sourire, en creux, dedans. Comment donc vous en vouloir de n'avoir jamais vu en moi votre enfant, mais un enfant. Puis un jeune homme de qui, depuis plus de dix ans, vous disiez qu'il avait vingt-et-un ans. Et comment ne pas vous aimer passionnément, vous, si belle au bois riant.
Voilà presque dix jours que vous êtes partie pour les collines de l'au-delà. Mais que c'est dur maman de vous savoir près de votre amant qui ne fut pas mon père. Malheureusement.
Votre fils encore, toujours et à jamais aimant,
Clément
La Griotte, lettre "reçue" le 5 septembre 1987, dans un train de nuit, entre Paris et Montpellier









